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La
salle, comble, a manifesté son enthousiasme et son admiration pour
ce quintet virtuose mené par « l’artiste »
Galliano.
L’art de l’air, de la chanson de quelques notes au tango,
de la valse musette à la bossa de Satie, séduit, enchante,
métamorphose. La cohésion du quintet ne se dément
jamais ; chaque instrument prend sa part dans la mélodie comme
dans la rythmique, la contrebasse au centre, le violon enroule ses phrases
autour des envolées de l’accordéon, la batterie et
les percussions jouent ensemble, complices.
L’art de l’air, c’est aussi l’art de l’audace
car toute musique est bonne à explorer, à défricher.
Chaque morceau est multiple et fascinant. Il est déjà étonnant
de conjuguer des répertoires aussi disparates que la musique classique
et la musette, le tango et l’aria, le jazz et la java. Galliano
mélange, croise, entremêle ; la surprise jaillit, chaque
voie est explorée, creusée, développée. La
puissance de l’accordéon coupe le souffle ; l’art
du souffle de l’accordéon donne la vie à la mélodie,
vie violence, les deux se balancent…
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