On a discuté avec Denis Colin

rapide aperçu à bâtons rompus paru dans la Jazzette n°60 du vendredi 20 juillet 2007

Tout part d'une forte admiration pour les ténor américains, notamment Albert Ayler, Archie Shepp, Sonny Rollins. Mais difficile de choisir le ténor lorsque cet instrument est incarné par des figures aussi emblématiques, d'où les clarinettes, basse et si bémol, parce que dans le jazz et dans le classique des années 1970 la clarinette basse n'est pas considérée comme suffisante. C'est la rencontre avec Steve Lacy, lui conseillant de ne se concacrer qu'à un seul instrument, qui lui fera, définitivement et exclusivement, choisir la clarinette basse. Ce sera aussi l'expérience du free et de la musique improvisée.
Lorsque Denis Colin, après un album solo sobrement intitulé Seul, fonde son trio, il souhaite une basse et une percussion dont le ton et le volume sonore soient en cohérence avec son instrument. Ce sera le violoncelle de Didier Petit et la zarb de Pablo Cueco.
En rencontrant le producteur Jean Rochard, Denids Colin fera évoluer son trio vers la musique noire américaine. Les enregistrements seront délibérement effectués à Minneapolis, ne seront que des thèmes américains avec des invités tous issus de la Great Black Music. En revanche, les instruments restent la clarinette basse, le violoncelle et la zarb.

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